Le Foyer Béthanie

La belle demeure du n°47 avenue de Gaulle a été construite par Jean AMIEL (décédé en 1920), qui était un menuisier entrepreneur originaire d’Eyne, qui y vécut. Elle est connue sous le nom de « Foyer Béthanie » car elle fut une maison d’accueil pour jeunes filles pendant de très nombreuses années. A l’heure actuelle suite à sa vente, les travaux sont en cours de rénovation et des appartements vont voir le jour. Mais, heureusement interdiction de toucher à la façade.

A savoir !!!! Le 23 mars 1882, M. Amiel était condamné à abattre sa maison dans un délai de quatre mois (d’autres propriétaires étaient dans le même cas), car les constructions étaient encore soumises aux servitudes militaires et non autorisées dans le périmètre de notre quartier actuel. La municipalité en août 1882 évoquait en ces termes l’intransigeance de l’armée : « Il y a 5 mois, les quartiers de la Gare, de St Martin et du Vernet étaient transformés en de vastes chantiers de travail. De tout côté on voyait s’élever avec une rapidité vertigineuse des magnifiques constructions….. Mais au moment où cette activité prospère allait encore prendre plus d’extension, le Génie Militaire qui avait jusqu’alors toléré ces travaux intervint en usant du droit que lui confère le règlement sur les servitudes militaires, interdit la continuation des constructions et intenta bientôt des poursuites aux contrevenants. Tous ont été condamnés à démolir dans un délai de quatre mois. Cette rigoureuse mesure provoqua tout à coup une terrible crise à la classe ouvrière. Plus de 700 ouvriers se retrouvent sans travail». Au début 1883, après moult pourparlers, on arriva à un accord. Un décret autorisa la création d’un polygone exceptionnel englobant les quartiers de la Gare, du Pont-Rouge et le faubourg Notre Dame, contre une participation de la commune d’un demi-million (contre 4 millions demandés au départ). Le 8 mai 1883, 123 propriétaires concernés s’engagèrent à concourir au remboursement de l’emprunt de 500 000 francs voté pour le fonds de concours à payer à l’Etat pour la concession du polygone exceptionnel.