L'hôtel particulier Rognon

L'hôtel particulier Rognon

En 1933, M. Gustave ROGNON, négociant en vins demande à Louis TRENET, architecte de lui construire un hôtel particulier sur un terrain lui appartenant rue du 14 juillet et rue Henrion. M. ROGNON envisage de bâtir en rez-de-chaussée ses bureaux destinés à son négoce et d'habiter les étages supérieurs. Certains travaux sont confiés à des entreprises du quartier. L'entrepreneur est Joseph SERRA sis au 37 rue Oliva, Jean GORCE (5 rue d'Alger) est le menuisier, Aimé REY (rue Massot) est l'électricien, Jules BARRERE (10 av. de la gare) est le peintre.  
La propriété voisine appartient à M. CASTEL (24 rue du 14 juillet) qui ne voit pas d'un bon oeil l'arriveé de bureaux dans sa rue et critique l'ouverture d'une porte d'entrée rue du 14 juillet par rapport aux nuisances des véhicules. M. ROGNON le rassure en lui écrivant que l'ouverture des bureaux seront rue Henrion et le garage et l'accès rue du 14 juillet lui seront réservés personnellement. Dans une autre lettre, M. CASTEL reprochera la fermeture par un portail en fer de la propriété, jugeant qu'il doit pouvoir accéder facilement rue Henrion. A nouveau, M. ROGNON lui répond que ce portail sera ouvert pendant les horaires d'ouverture des bureaux permettant l'accessibilité.  
Les travaux seront achevés en 1935, date à laquelle M. ROGNON emménage dans son hôtel particulier jusqu'en 1944. Date où son hôtel particulier est réquisitionné par les allemands. Le Préfet des PO, M. BALLEY, le 26 février 1944, ordonne la décision des autorités allemandes d'occuper cet immeuble le 1er mars 1944. Les meubles, le linge et les ustensiles de ménage doivent rester dans la maison. Les indemnités de réquisition seront payées dans le cadre prévu par la circulaire 98 R.A. Le 29 février 1944 à 14h, Maître COLLIN, huissier de justice à Perpignan assisté de l'architecte Louis TRENET effectue un état des lieux précis. L'indemnité de réquisition est estimée à la somme de 5200 Frs par mois. La valeur des meubles est estimée à 260 000 Frs et la lingerie à 17 000 Frs. M. ROGNON est obligé de quitter les lieux, il installe ses bureaux professionnels au n°6 de la Henrion et loue un logement.
En 1950, Mme Veuve ROGNON Marcelle demande à Louis TRENET d'effectuer quelques travaux : construction d'un escalier extérieur, aménagements cabinet de toilette, WC, chambre, cuisine.