L’hôtel Chevalier / Barbe (2)


………LA SUITE………


Grâce aux archives municipales, nous apprenons que fin décembre 1943, M. CHEVALIER en vertu d’une réquisition de la Préfecture des Pyrénées –Orientales avait dû livrer aux autorités allemandes le logement qu’il occupait à celles-ci avec les meubles le garnissant.
Le 23 décembre 1943, M. CHEVALIER avec le concours de l’architecte Louis TRENET avait fait dresser un état des lieux et un inventaire du mobilier par Maître VILLARE, huissier à Perpignan.


Les allemands quittent précipitamment les lieux le 19 août 1944. Lorsque M. CHEVALIER retourne à son domicile, il s’aperçoit que les lieux ont été saccagés. Ainsi le 31 août 1944, Victor Edouard COLIN, huissier, audiencier près des Tribunaux Civils et de Commerce de Perpignan procède à un nouvel état des lieux et inventaire sur ordonnance sur requête rendue par M. Le Président du Tribunal Civil de Perpignan. Il est assisté également dans sa tâche par Louis TRENET. Un constat détaillé des objets manquants, cassés, souillés… est fait : miroir brisé, fauteuils cassés ou disparus, vaisselle volée, mobilier dégradé ou rayé….


Il est même noté que dans une des chambres donnant sur le quai Nobel : un projectile a traversé le volet en bois et le châssis de la fenêtre pour aller se perdre dans la cloison du fond de la pièce, mais également, « le coffre-fort a été fermé par les allemands et les clés n’ont pas été retrouvées ».