L'Arche Louis Torcatis

En 1949 a été érigé place de Catalogne une arche à la mémoire du Colonel Louis Torcatis, résistant et Directeur d’Ecole Publique.  Le choix de la place de Catalogne n’est pas dû au hasard. Mais simplement parce que les premières réunions clandestines de l’Etat Major de l’armée secrète dont Louis Torcatis était le chef départemental, eurent lieu sur cette place. Lors des travaux du parking Catalogne, l’arche fut déplacée juste à côté, square Jantet-Violet. Cet hommage à Louis Torcatis s’est fait par souscription publique sous l’égide du Syndicat National des Instituteurs, section des Pyrénées –Orientales.


L’architecte choisi est Cyprien Lloansi (1903-1984). Ici encore, on peut voir l’exemple même de l’architecture moderniste régionaliste dont Cyprien Lloansi était partisan,  ne serait-ce que par le choix du granit comme matériaux.



Le saviez-vous ?
Louis Torcatis est un résistant français né le 4 mars 1904 à Tautavel et mort le 18 mai 1944 à Carmaux.
Fils de cultivateur, il exerce le métier d'instituteur à partir de 1926. Il est mobilisé en 1939 au 24e régiment de tirailleurs sénégalais, lieutenant de réserve au 3e régiment d'infanterie coloniale, il participe aux combats sur la ligne Maginot ; il est fait prisonnier le 15 juin1940 et s'évade lors de son transfert vers l'Allemagne en août de la même année. Militant communiste et officier de réserve, Louis Torcatis refuse la défaite de 1940 et s’engage dans la Résistance sous le nom de Bouloc. Il devient en janvier 1943 le chef départemental de l'Armée secrète des Pyrénées-Orientales. Il crée à la fin de 1943 les Groupes francs des cinq départements de la région R3. Il est nommé lieutenant-colonel des Forces Françaises de l’Intérieur au début de 1944.
Traqué par la Milice et la Gestapo, il tombe dans une embuscade le 17 mai 1944, à Carmaux, dans le département du Tarn. Menotté, il cherche à s’échapper : il est abattu par les hommes de la brigade du policier Marty. Laissé pour mort, il parvient cependant à informer ses camarades du danger qui les menace. Il meurt le lendemain matin dans la clinique de la ville.
Il est inhumé à Pia.
(Sources Wikipédia)